80
ans déjà et toujours alerte et dynamique!
Un
anniversaire est un moment privilégié
pour marquer une pause, jeter un regard en arrière
sur le chemin parcouru, se projeter en avant et se donner
de nouveaux objectifs mais aussi faire la fête!
Aujourd'hui nous porterons les regards et la fête,
ce sera pour le 25 juin, retenez dès à
présent cette date pour fêter l'évènement.
Le
regard en arrière nous est largement facilité
par la lecture du livre à l'occasion des 60ans
du club par Roger Portier. Pour ce qui est des 20 dernières
années, la CAO comporte encore de nombreux témoins
de ces années.
Eh
oui! C'est le dimanche 9 août 1925 à 10h
du matin que 27 jeunes gens se retrouvent chez Mme Girard
au café hôtel de l'Orangerie à Lozère
pour discuter de la future association, elle s'appellera
l'Yvette Sportive, ses couleurs seront tango et noir.
Elle
sera définitivement fondée le jeudi 13
août au soir dans ce même café en
présence d'une quarantaine de jeunes enthousiastes.
Les premiers sports pratiqués seront le football
et l'athlétisme.
Le
football sera pratiqué dans une prairie et l'athlétisme
sur la route. Les réunions auront lieu "dans
des cafés, non pas parce les sportifs sont des
piliers de bistrots mais parce qu'à l'époque,
il n'existe pas de lieux de réunions". Les
dirigeants font leurs réunions dans le train
entre Denfert-Rochereau et Orsay, leur temps de loisirs
étant fort réduit (les congés payés
n'existent pas encore). Beaucoup de sports seront pratiqués
au cours de ces 80ans : football, athlétisme,
cyclisme, basket, éducation physique et lutte,
boxe, poids et haltères, pétanque, danse,
tennis de table, judo, karaté - tae kwon do,
rugby, natation, gymnastique aux agrès, gymnastique
volontaire, handball, escrime, musculation, aïkido,
boxe française, volley-ball, cyclotourisme, tir
à l'arc, golf, kyudo, taï chi chuan. Certaines
activités ont été pratiquées
d'une façon intermittente, d'autres ont disparu,
d'autres sont parties aux Ulis en 1977 lors de la création
de cette ville, d'autres volent de leurs propres ailes
et d'autres perdurent encore aujourd'hui.
Les
lieux de pratique seront des prés, une salle
d'hôpital, un garage, un jardin, la salle paroissiale.
L'idée de l'aménagement d'un stade commencera
à germer dans la tête des dirigeants et
des responsables de la municipalité en 1929 et
en 1956, on parle toujours de difficulés pour
obtenir des installations correctes.
En
1963, on dispose de 2 terrains de foot, de 2 terrains
de basket en plein air, du gymnase de Mondétour
et d'un préau d'école.
En
1985, les 17 sections du CAO disposaient des mêmes
installations qu'aujourd'hui sauf le dojo et la salle
de gym qui seront disponibles en 1989.
L'Yvette
Sportive obtiendra son agrément jeunesse et sports
en 1933, deviendra le CLUB ATHLETIQUE D'ORSAY en 1941
et devra redemander son agrément en 1954. En
1973, le club obtiendra la salle E. Renaux pour ses
réunions, puis des bureaux dans la maison des
Associations et emménagera dans de nouveaux locaux
plus spacieux et fonctionnels en 2002.
En
1979, le CAO adhère à la Fédération
Française des Clubs Omnisports.
19
présidents se succéderont à la
tête du club au cours de ces 80 années
avec des précidences plus ou moins longues, le
record étant détenu par Fernand Escobar
avec 19ans de services (1984 à 2003) puis Jean
Montel avec 14ans de présidence.
Ce
n'est qu'à partir de 1966 que les sections deviennent
autonomes administrativement et financièrement
et qu'elles élisent leur propre bureau. Cette
organisation est rendue possible par l'arrivée
d'une population importante aux Ulis et la construction
de nouvelles installations sportives qui imposeront
une gestion plus rigoureuse.
Avec
un effectif de 40 adhérents à sa création,
de 125 dix ans plus tard, de 200 en 1945, de 260 en
1965, il atteindra 3009 adhérents en 1975, il
est vrai qu'à l'époque les Ulis ne sont
pas encore indépendants. Depuis 1977, après
la création des Ulis, l'effectif se maintient
aux alentours de 2500.
Mais
le CAO, c'est aussi et surtout des hommes et des femmes
qui, tout au long de ces 80ans, ont donné de
leur temps, de leur énergie, de leur dynamisme,
de leur persévérance, de leur dévouement,
de leur générosité pour faire vivre
le sport à Orsay et pour conduire ce club là
où il est aujourd'hui. Que de bénévoles
connus et moins connus, célèbres ou anonymes
ont jalonné sa route! Que de sportifs de niveaux
très divers, du célèbre à
l'anonyme, ont donné de leur sueur, de leur ténacité,
de leur persévérance pour porter les couleurs
tango et noir au 4 coins de l'hexagone, voir plus loin!
Cette
petite rétrospective nous permet de prendre conscience
que, si certaines choses ont beaucoup évolué,
d'autres n'ont pas changé. Les bénévoles
sont toujours là avec leur générosité,
leur enthousiasme, leur tenacité, leur dynamisme,
les sportifs aussi et il faudra toujours les mêmes
qualités pour progresser. Il faut toujours la
même persévérance, la même
patience et la même force de conviction pour obtenir
des lieux de pratiques sportives, de meilleures conditions
d'entraînements.
Le
club a su adapter ses statuts, ses structures à
son évolution au cours de son histoire. Aujourd'hui,
l'association emploie 39 salariés, soit un équivalent
à plus de 8 temps plein. Elle a une comptabilité
rigoureuse vérifiée par un commissaire
aux comptes, elle a toutes les obligations et les responsabilités
d'une entreprise. Le siège administratif ne se
trouve plus dans un café mais dans des locaux
adaptés et équipés de matériel
informatique. Les lieux de pratiques se sont spécialisés,
sécurisés.
Nous
sommes un élément économique dans
la commune car source d'emplois et consommateurs de
matériels divers qu'ils soient sportifs, administratifs
ou de communication. Nous sommes un élément
important dans la vie de la ville, un partenaire important
de la municipalité avec les activités
que nous organisons pour les Orcéens. A l'ère
des loisirs, de la réduction du temps de travail,
les gens ne sont pas forcément plus disponibles
qu'en 1925, époque où les congés
payés n'existaient pas.
Aujourd'hui,
on parle de crise du bénévolat, de professionnalisation
du sport, on remet en cause la loi de 1901 sur les associations.
Voilà les dangers qui nous guettent! Saurons
nous nous adapter aux exigences de gestion de plus en
plus rigoureuse, complexe et tatillonne, tout en sauvegardant
cette formidable richesse que représente tous
ces hommes et ces femmes, bénévoles et
sportifs, base sur laquelle reposent tout le dynamisme
et la spécificité du club?
C'est
le pari du futur, sachons utliser les compétences
des professionnels pour faire fonctionner le club mais
attachons nous à motiver les plus jeunes à
s'investir dans la vie du club, luttons contre les attitudes
consommatrices en établissant des relations plus
conviviales, chaleureuses et de confiance avec nos adhérents.
Sachons utiliser les outils modernes mais ne perdons
pas de vue que ce ne sont que des outils!
Alors,
évoluons, adaptons nous mais ne perdons pas de
vue l'esprit de ces 27 jeunes sportifs enthousiastes
qui se sont réunis un soir d'été
1925 dans un café pour créer notre associations.
Que vive encore longtemps le CAO!
Elisabeth
DELAMOYE - 2005